dimanche 27 décembre 2015

Mon chemin tantrique : pourquoi et comment?



On me pose souvent, en réalité quasi systématiquement, la question : comment en suis-je venue à faire ce que je fais, et pourquoi?  En cette fin d'année, je vous offre cet article, qui vous fera entrer encore un peu plus dans mon univers...

J'ai toujours été portée par l'élan d'aimer. Enfant, cela s'est d'abord manifesté dans l'amour de la nature, elle qui vous aime sans attentes ni conditions, que vous soyez ouvert ou complètement hermétique à elle. Adolescente, la marginalité me caractérisant et mon goût prononcé pour les vieux livres me poussèrent à dévaliser les bouquineries, dans l'espoir d'étancher mon intarissable soif de savoir et de compréhension. C'est ainsi que je découvris le tantrisme, et y trouvai un écho à ce que je ressentais au plus profond de moi...

Si le Tantra est en effet un terme sanskrit et donc typique du courant hindouiste, voire bouddhiste, l'aspect religieux ne m'a jamais attirée plus que ça. Pas que celui-ci soit dénué de beauté et de richesse, simplement que la soumission à un quelconque système de croyances me frustre terriblement : croire ne me suffit pas, je veux comprendre et savoir! Bref, si religion je devais avoir, cela ne pourrait donc qu'être celle de la Connaissance...

Ceci, je l'ai évidemment compris avec le temps et l'expérience de vie, cela ne s'est pas fait ni en un claquement de doigt, ni dans la facilité. J'ai ensuite commencé à enseigner (car enseigner est ma manière d'aimer), durant plusieurs années et de différentes façons, tentant continuellement de répondre au mieux aux attentes et besoins de mes élèves, et plus tard, de mes clients. Mais je me suis rendue compte, et ai surtout dû finir par admettre, qu'intégrer un tel enseignement n'est pas évident pour tout le monde, cela demandant une profonde dédication et un non moins grand sens du sacrifice... à soi-même! De nombreuses religions en font d'ailleurs la métaphore (matérialisée ou non), du Christ crucifié et ressuscité au dieu païen Odin pendu à Yggdrasil, l'arbre du monde...

C'est ainsi que j'ai cessé les activités mises en place (et bien plus tard que je compris que le bénévolat en ce domaine n'est pas salutaire, le savoir ne pouvant être assimilé s'il n'est pas mérité: on ne peut pas remplir un verre déjà plein...), et cherché une alternative d'enseignement qui soit moins « hard ». Comment transmettre mon enseignement (mon amour!) sans que mon élève ou mon patient/client ne doive renoncer à des choix de vie plus conventionnels, sans qu'il ne doive faire trop de concessions, ou alors, et seulement s'il le souhaite, de manière douce et très progressive ? Le massage tantrique, qui faisait déjà partie de mes pratiques personnelles, m'a semblé être la meilleure option.

Nous sommes des êtres charnels, et notre sens physique le plus important et essentiel est le toucher. Prenez un enfant souffrant d'un handicap sensoriel tel que la surdité ou ayant perdu la vue, mais très entouré par ses proches, et un autre qui ne reçoit jamais aucun signe d'affection, qui n'est jamais enlacé ni touché : à votre avis, quel est celui qui souffre le plus, quel est celui qui a le plus de risques de développer un mal-être en grandissant?

Nous appréhendons le monde et communiquons avec lui (et donc avec ceux qui le peuplent) par l'intermédiaire du toucher, il est donc primordial que nous nous familiarisions et apprenions à utiliser l'outil qui nous permet d'agir en ce sens : notre corps. Et voilà un des buts avoués du massage tantrique.

L'autre but ? Se gorger d'amour! Ce n'est en réalité pas un autre but, mais une composante de ce qui a été dit précédemment, car avec la connaissance de soi vient l'amour, et avant tout l'amour de soi-même (sans quoi il est impossible de vraiment aimer et être aimer par autrui). Et quel meilleur moyen de vous montrer que vous êtes adorable et digne d'amour que de vous aimer (le massage étant un don d'amour), tout simplement?

Un don d'amour, oui, mais pas n'importe lequel : lorsqu'une tantrika (pratiquante du tantrisme) vous touche, ne le voyez pas comme l'aveu d'un sentiment amoureux ou d'un désir sexuel, car il n'en est rien, et ce même si vous pourrez, au fur et à mesure du massage, la ressentir tantôt comme un mère, tantôt comme un sœur, un amie ou une amante... Car la nature de son amour, celui qu'elle ressent et vous donne, dépasse les attaches humaines, il est de nature absolue et universelle, et ne se soumet à aucune condition, ni à aucune attente.

Une tantrika digne de ce nom (ou un tantrika, car il en va évidemment tout autant pour les hommes) ne voit pas en vous un potentiel amant ou amoureux, mais bel et bien le feu de la vie, une lumière éblouissante qu'il est impossible de ne pas aimer. Par son toucher enveloppant, elle vous montre votre beauté à faire pâlir les étoiles du ciel, votre richesse plus grande que les forêts les plus luxuriantes, une immensité dépassant la profondeur abyssale des océans... Par son toucher, elle vous aide à ouvrir vos yeux intérieurs et voir ce qu'elle voit, elle vous apprend à ressentir de vous ce qu'elle ressent de vous... un amour infini et défiant la raison...

Et ne vous inquiétez pas, vous donnez également énormément lors du massage, tout simplement en vous laissant porter. Car quel plus beau cadeau et gage d'amour que de lui accorder toute votre confiance?

Texte sous copyright - tous droits réservés - 2015 - Kama Tantra Yoga

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