vendredi 10 mars 2017

Le problème de la vulgarisation




En cette ère moderne et ses multiples supports de communication auxquels nous avons tous accès, mêlant (et je le déplore) la diversité à la superficialité, on finit souvent parfois par se perdre. Il n'est du coup pas rare que l'on vienne me voir, suite à la lecture de multiples ouvrages sur l'énergétique, le tantra ou emcore la sexualité sacrée en général, avec une confusion grandissante : tel auteur dit blanc, tel autre dit noir... mais qui faut-il croire, que faut-il croire?

Lorsque vous abordez un traité, surtout lorsqu'il s'agit d'un domaine touchant au développement personnel au sens large du terme, dans le pire des cas énonçant des principes non-éprouvés, et dans le meilleur, gardant une grande dimension empirique, n'oubliez jamais que ce que vous allez lire est soumis au filtre, à la compréhension, à l'expérience, voire à l'environnement et aux croyances, de celui qui l'a écrit.

En d'autres termes, ne croyez pas aveuglement à tout ce que l'on vous dit, y compris par écrit, mais essayez de comprendre le pourquoi du comment, de cerner le système analogique utilisé, le fil de réflexion suivi sans vous y cantonner pour autant. Et surtout, plutôt que consommez bêtement, expérimentez par vous-même, car c'est le seul moyen de vraiment comprendre !

C'est ici que l'on peut voir les limites et les dangers de la vulgarisation de sujets aussi sensibles que la spiritualité et l'ésotérisme : on a rendu accessible à tout un chacun un savoir qui anciennement se révélait de bouche de maître à oreille de disciple. Et pour cause, car sans les bases qui doivent être profondément imprimées dans l'esprit et la chair de l'élève (une connaissance intellectuelle ne suffit pas), premièrement, il sera perdu, deuxièmement, il risque fort de se mettre à mal. Imaginez si on mettait sur le marché un bouquin qui vous explique par le menu comment faire une opération chirurgicale!

Heureusement, la plupart des textes anciens, ouvrages initiatiques et autres grimoires, sont perclus de métaphores. Une "barrière" qui préserve l'art, la science, mais aussi celui qui voudrait l'utiliser sans rien y entendre. Et qui de fait, n'y entendra rien...

La prochaine fois que vous ouvrirez un livre "d'éveil", retenez bien deux points :

  • L'enseignement prodigué est celui d'un être humain. Et personne ne détient la vérité absolue. Même s'il a une église, même s'il a écrit une bibliothèque entière, même s'il se targue d'initiations aux quatre coins du monde, même s'il est médiatisé. Prenez en compte ce qu'il veut vous transmettre, mais encore une fois, plutôt que de vous y enfermer, expérimentez par vous même : la vraie Connaissance est à ce prix.

  • Certaines vérités qui vous sont assénées seront très souvent la manifestation d'une connaissance limitée de leurs auteurs, mais elles pourront aussi être des limites posées sciemment par ceux-ci pour forcer le lecteur, ou plutôt l'élève, à comprendre les mystères par son travail personnel. Il s'agira alors d'ouvrages réellement initiatiques, qui se font support de réflexion et de méditation, mais que ne sont absolument pas une fin en soi.

Vous pouvez mieux comprendre à présent pourquoi je rechigne à conseiller des lectures, car en dehors du fait d'en trouver qui ne soient pas une compulsion d'idées new-age et autres superstitions, faudrait-il encore que l'on parvienne à, d'une part, réfléchir par nous même plutôt que d'adhérer aveuglement à la réflexion d'un autre, d'autre part, lire entre les lignes, ce qui présuppose d'avoir déjà développé un niveau de conscience (et donc de Connaissance) suffisant.

Bref, fermez vos livres (de temps en temps), et pratiquez, expérimentez (souvent, beaucoup plus souvent) !

Texte sous copyright - tous droits réservés - 2017 - Kama Tantra Yoga


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