vendredi 3 mars 2017

Quelle valeur accordez-vous à votre épanouissement?



J'ai déjà abordé la notion de valeur dans un précédent article. Mais il semble que celle-soit encore et toujours terriblement confuse, aveuglés que nous sommes par la satisfaction des caprices de notre psychisme que nous prenons pour les besoins de notre conscience.

J'y reviens donc...

La valeur du travail d'autrui


Qui ne connaît pas l'axiome "tout travail mérite salaire"? Chacun d'entre-nous estimera que les efforts qu'il fournit méritent d'être reconnus et récompensés. Rien de plus légitime. Quel que soit notre métier, de l'ouvrier au banquier, de cultivateur au commerçant, de l'artisan à l'artiste, être payé par le bénéficiaire pour notre labeur tombe sous le sens dans ce monde moderne où l'esclavage n'a plus droit de cité.

Enfin, plus d'esclavage, c'est vite dit... Car que faut-il comprendre par "la connaissance, la spiritualité, ça devrait être gratuit!"? En l'honneur de quoi ceux qui se sont continuellement et laborieusement sacrifié au nom de la dévotion et de la sagesse devraient s'agenouiller devant nos petits caprices de consommateurs avares et paresseux? Sommes-nous tellement imbus de nous-même que nous estimons qu'autrui se doit de nous servir docilement, malgré lui, et ce sans contrepartie qui plus est, peu importe ses propres besoins?

L'esprit de consommation dans notre société matérialiste a pris le pas sur l'esprit de dévotion, on estime aujourd'hui que tout nous est dû et que le mérite n'est rien. Naguère, lorsque l'enseignement du maître était encore le bien le plus précieux au yeux du disciple, ce dernier sacrifiait tout à celui qui le guidait vers l'épanouissement. Aujourd'hui, on crache sur l'enseignant s'il ne dispense pas gracieusement son savoir chèrement acquis. 

Bref, tout travail mérite salaire, oui, enfin, lorsque cela nous arrange...

La valeur de VOTRE développement personnel


Nous voulons profiter des compétences d'autrui lorsque nous estimons qu'elles nous sont nécessaires (à tord ou à raison, là n'est pas la question), ou au moins qu'elles pourront nous apporter un bien, voire un mieux. De fait, nous lui accordons donc une valeur. Par contre, nous rechignons à délier les cordons de notre bourse pour ce faire. La valeur serait-elle donc soumise à la gratuité? Nous ne sommes plus à un contradiction près!

Outre cela, posons-nous la question : pourquoi rechignons-nous à mettre la main à la poche? Parce que "j'ai bien le droit de profiter de l'argent que j'ai gagné et me payer du bon temps!". Ah mais bien entendu, on a tout à fait le droit de préférer investir dans nos envies de confort plutôt que dans notre développement personnel. Pourvu que l'on ne vienne pas ensuite se plaindre de la rançon de cette piètre gloire.

A chacun de voir s'il est, pour lui-même et lui-même uniquement, préférable de sacrifier ses économies pour des vacances à Ibiza, le dernier I-Phone, quelques restos par-ci par-là, ou bien pour son développement personnel.  

Assumons nos choix. S'ils nous rendent malheureux, nous en sommes les seuls responsables. Si on veut que cela change, prenons-nous en main. Autrui n'a rien à voir là-dedans. Et surtout, autrui ne nous doit absolument rien.

La question du troc


Ici, je parlerai d'un sujet qui m'est probablement plus personnel. Car tout ce que je fais professionnellement est mû, non pas par l'argent (si c'était le cas, force est de constater à quel point je m'y prends mal!), mais par la volonté d'apporter ma pierre à l'édifice de la quête d'épanouissement que nous recherchons tous. En résumé, il s'agit plus d'une vocation que d'un métier.

C'est ainsi que j'ai, il y a quelque temps de cela, parlé publiquement de ma position sur le troc intelligent, qui est à mon sens la monnaie d'échange la plus noble qui soit. Et bien croyez moi ou non, mais mal, très mal m'en a pris!

Je m'explique :

Primo, tous autant que nous sommes, nous vivons dans un monde ou l'argent règne en maître, et à moins de vivre en parfaite autarcie, PERSONNE ne peut vivre QUE de troc. Je vous laisse en déduire les conclusions qui s'imposent.

Deuzio, utiliser le troc comme moyen de profiter d'autrui sans prendre en compte les besoins de ce dernier, pire encore, en les bafouant carrément par pure prétention et avarice, c'est aussi lamentable que dépourvu de toute intelligence, ou si vous préférez, à la fois de bon sens et de dignité.

Tertio, le troc prend donc tout son sens lorsqu'il est intelligent. En d'autres termes, ce qui est échangé doit avoir un réel intérêt, c'est-à-dire être UTILE pour le destinataire.

Comme la confusion est grande entre "intéressant" et "utile", décortiquons, et pour être le plus limpide possible, je me prends en exemple :

Il est évident que, dans l'absolu, toute forme de discipline m'intéresse, d'autant plus si cela touche au développement de l'être, et ce au sens large du terme. Mais toutes ne me sont pas utiles, là, maintenant, pour mon travail, pour mes études, pour mes projets personnels ou professionnels. En conséquence, je n'accepte le troc que lorsque ce qui est soumis à l'échange m'intéresse ET m'est utile. Sachant qu'utile signifie que je suis prête à patienter et économiser pour pouvoir me payer en monnaie sonnante et trébuchante la compétence convoitée si le troc n'est pas envisageable.

Dans la mesure où je suis la seule et unique à savoir ce qui m'est utile (comme vous êtes le seul et unique à savoir ce qui vous est utile), et parce que la plupart des gens sont encore dans cette dynamique souvent inconsciente d'imposer leurs envies au détriment des besoins d'autrui (par manque d'empathie, tout simplement), je n'accepte plus les demandes de troc spontanées.

En conclusion, gardez à l'esprit que je vis de mon enseignement (avec tout ce que cela implique), entièrement voué à votre mieux-être: ne venez donc pas vers moi dans l'espoir de faire du troc, car cela n'arrivera pas, mais dans la recherche de prendre votre vie en main, d'accéder à un savoir qui saura plus que certainement vous aider à trouver davantage d'équilibre et de joie dans votre vie, et finalement vous libérer du carcan du quotidien en vous apprenant à sacraliser ce dernier.  

Vous ne pourrez jamais atteindre l'épanouissement en écrasant autrui sous le poids de vos caprices, car cette attitude ne démontre qu'une seule chose : vous en êtes vous-même prisonnier. Mais en développant des qualités telles que l'humilité, le mérite et la reconnaissance de la valeur des choses, vous pourrez vous en libérer.

Et c'est ce qu'enseigne le Tantra Yoga.

Texte sous copyright - tous droits réservés - 2017 - Kama Tantra Yoga


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