dimanche 30 juillet 2017

La retraite spirituelle, ça se passe comment?




Voilà une question que me posent de plus en plus d'élèves, et même certaines personnes qui ne le sont pas encore, souhaitant bénéficier d'une retraite spirituelle sous mon égide, autrement dit une période d'enseignement soutenu et continu durant plusieurs jours.

Mais savez-vous seulement en quoi consiste une retraite spirituelle ou une ascèse occulte? En ces temps modernes où la spiritualité n'est guère plus qu'un consommable pour se donner bonne conscience et s'échapper d'un quotidien par trop morose, une parenthèse qui se résume trop souvent à des "vacances" aux allures d'exotisme et de mystère qu'absolument n'importe qui peut s'offrir sous couvert d'une généreuse enveloppe. Travailler sur soi? Que nenni, voici le compte en banque, et c'est parti!

Déjà, remettons les pendules à l'heure. 


Pour bien débuter, définissons "spirituel". Non, ça n'a rien à voir avec le new-age, même si ce dernier s'est accaparé le terme. La spiritualité, ce n'est pas non plus le "tout est lumière" la bouche en cœur ou le "aimez-vous les uns les autres" sans mise en pratique (en même temps, lorsqu'on ne s'aime pas soi-même, c'est un zeste compliqué...). La spiritualité, c'est ce qui relève de l'Esprit, autrement dit de la Conscience, et donc du travail sur soi. Rien n'est plus difficile et demandant que la véritable spiritualité, en efforts et en discipline.

Après, que votre retraite spirituelle soit, selon le guide dont vous suivez l'enseignement, de nature occulte, yogique, tantrique, bouddhiste, taoïste, sorcière, christique, et cetera, l'objectif restera toujours le même : nourrir le développement de soi, autrement dit le développement de la maîtrise du psychisme (ou l'éveil de la conscience, c'est la même chose), et non pas la satisfaction de caprices d'un petit ego tout puissant et la prétention qui va bien avec.

Voilà pour un premier point. Maintenant, ce qui va suivre ne sera pas du goût de tout le monde, autant le savoir. Car voyez-vous, il y a une sorte de croyance populaire, pour ne pas dire une hypocrisie collective, qui dit que la spiritualité devrait être un dû parce que nécessaire. Que je sache, manger aussi, pourtant vous payez le commerçant. Et puis la santé, encore plus, et là aussi, il est évident de rémunérer le médecin. Pire encore, la spiritualité devrait être gratuite parce que ceux qui guident auraient reçu ce "don" : il n'y a PAS de don, que des êtres humains comme les autres, mais qui, eux, ont fait preuve de travail et de discipline, en assumant les sacrifices, la sueur et les larmes! Et vous?

L'argent, le sujet qui fâche... 


Et oui, bénéficier d'un enseignement, ça a un coût. Déjà, parce que tout travail mérite salaire. Ensuite, parce que vous allez profiter de tout le savoir et l'expérience obtenus au prix d'un immense labeur, que tout maître ou guide digne de ce nom aura enduré (et endure perpétuellement, en toute logique). On reconnaît la légitimité de la chose lorsqu'il s'agit de disciplines telles que la musique, le sport ou encore la médecine, mais lorsqu'il s'agit de spiritualité, un miracle s'opère : tout devrait être gratuit. Fascinant!

Alors, levez le nez de votre nombril, juste un instant, et posez vous la question : votre guide, comment pensez-vous qu'il fasse pour payer son loyer, ses factures, et puisse s'acheter de quoi manger? Et non, il ne peut pas se contenter d'air pur et d'eau fraîche, pas plus que vous, et il gagne sa pitance en travaillant, comme vous. Son métier? Vous enseigner. CQFD.

Et pour les petits malins qui s'écrieraient "mais dans le passé, c'était pas comme ça, dans les temples, les monastères et les ashrams!". Vous voulez rire? Je vous invite à mieux vous renseigner: qui, à votre avis, entretenaient le bâtiment, le potager, faisaient la cuisine, et tutti quanti? Le Saint-Esprit? Non, c'étaient les disciples, qui trimaient du matin jusqu'au soir, et en général un don conséquent était le bienvenu, voire obligatoire, avant d'espérer recevoir un quelconque enseignement!

Je vous le dis, l'homme moderne est d'une prétention à couper le souffle, et à force de consumérisme, il a fini par croire que tout lui était dû, non sans fouler au pied ce tout qu'il dit tellement estimer. En effet, l'homme moderne à un sens de la logique, et de fait des priorités, des plus surprenants...

Et parce que je vois d'ici la question arriver : ça coûte cher, une retraite? Evidemment! Vous demandez un enseignement assidu et personnalisé, une implication complète de votre guide, qui mettra sa vie en stand-by pour VOUS, et vous pensez vraiment que tout ça vous coûtera moins cher qu'un séjour au Club Med? Allons allons, un minimum de cohérence, que diable...

La retraite en elle-même, késaco?


Déjà, une retraite, bis repetita, n'est pas quelque chose que l'on consomme, mais une étape que vous pourrez ressentir nécessaire à un moment de votre cheminement spirituel, afin de donner un coup de "boost" à celui-ci. Il est donc à comprendre que la retraite n'est pas synonyme de vacances, ni de repos, bien au contraire. On en ressort généralement bien secoué. Mais en même temps, plus fort et plus libre.

Bien que la chose semble évidente, il est manifeste qu'il faille le préciser : un retraite spirituelle ne peut se faire que s'il y a déjà eu enseignement, en ce qui me concerne par l’intermédiaire des cours que je propose. En effet, voyez la retraite comme un examen ponctuant un période fructueuse d’apprentissage, qui vous permettra de passer au niveau supérieur de la discipline suivie (ici, votre développement personnel), mais qui aura de plus l'avantage de compléter vos connaissances, d'améliorer vos pratiques, de renforcer vos capacités psychiques, et de bénéficier d'un réel soutien énergétique.

Pour être la plus profitable possible, la retraite devra être individuelle. Car, comme je le dis souvent, un enseignant ne peut pas se consacrer à 100% à tous ses élèves en même temps : l'attention est partagée entre chacun d'entre-eux, avec les conséquences que cela présuppose. En outre, chacun est différent, avec des besoins, des attentes, des blocages, et cetera, différents, et se mettre complètement au diapason avec tout le monde en même temps, c'est impossible. Enfin, honnêtement, avez-vous vraiment envie de vous mettre à nu (et je ne parle pas de nudité physique!) devant autrui?

Les retraites collectives restent cependant possibles, dans la mesure où les disciples ont un niveau de développement psychique équivalent, qu'ils se connaissent et s'entendent entre-eux. Toutefois, l'impact d'une telle retraite n'est pas comparable à celle de sa version individuelle, qui restera toujours plus profond.

Pour conclure, en ce qui concerne les retraites avec moi :

- Une retraite ne s'achète pas comme un massage ou des cours (relisez les paragraphes précédents qui expliquent pourquoi), et donc je n'en propose pas dans ma grille de tarifs. Je peux par contre accepter de faire une retraite avec un disciple si je le juge prêt psychiquement parlant. Le coût de celle-ci sera défini en fonction de l'enseignement transmis (qui sera personnalisé, soutenu et "full time") et de sa durée (nombre de jours).

- Une retraite consiste en un enseignement oral uniquement, ponctué de multiples pratiques méditatives et énergétiques, voire de mises à l'épreuve (encore une fois, relisez les paragraphes qui précèdent). Si le disciple souhaite également un ou plusieurs massages, ce sera en sus du coût de la retraite, à hauteur des tarifs indiqués sur le site.

Alors maintenant, au boulot!

Texte sous copyright - tous droits réservés - 2017 - Kama Tantra Yoga


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