lundi 7 août 2017

Socrate et ses passoires...




L'humain est l'être vivant le plus évolué de la planète, du moins intellectuellement parlant et en comparaison des autres formes de vie connues. On parle bien ici d'intellect, ni d'empathie, ni de dévotion, ni de conscience, parce qu'en ces domaines, il aurait bien des choses à apprendre de son environnement, tous règnes confondus...

Mais faudrait il encore préciser qu'avoir un potentiel endormi et en user est loin d'être la même chose! Nous possédons tous ce potentiel, ces capacités de rendre l'impossible possible, n'en déplaise à ceux qui se pensent faire partie d'une élite. Seulement, on le laisse en friche, voire pire, on se fait balader par lui, du haut de notre petit ego prétentieux et aveugle. Le déni a encore de beaux jours devant lui!

Bref, l'humain est potentiellement intelligent, par contre il se comporte bien souvent comme un imbécile, guidé qu'il est pas un psychisme chaotique et tout puissant, jouet consentant mais plaintif de ses sentiments, de ses émotions et de ses pulsions.

La plupart du temps, nous n'agissons pas, nous réagissons. A ce qui se passe autour de nous, et surtout à l'intérieur de nous, un capharnaüm intime qui ne souffre pas le moindre contrôle. Alors la maîtrise, n'en parlons même pas...

Renverser la vapeur, ça ne tient pourtant pas à grand chose. Et ce sont pourtant les petits détails qui nous permettront de créer de réels changements dans notre vie. Car après tout, l'océan n'est que l'ensemble d'une multitude de gouttes...

Et si nous commencions par modifier un tout petit détail dans notre comportement? Un de ces petits détails qui peut vraiment tout pourrir à l'intérieur et à l'extérieur de nous, un travers auquel TOUT LE MONDE s'adonnent avant d'avoir développé une réelle confiance en soi, et donc connaissance profonde de soi. Oui, celui de ne parler pour ne rien dire, de parler pour meubler, de parler pour se faire valoir, de parler avec impulsivité et surtout sans raison!

Vous connaissez l'axiome qui dit de tourner plusieurs fois la langue dans sa bouche avant de parler? Et bien l'illustre Socrate nous aide à mieux le comprendre et le mettre en œuvre en utilisant le test des trois passoires. Laissez-moi vous conter l'histoire...

Un homme visita Socrate et lui demanda si ce dernier savait ce qu'il venait d'apprendre sur l'un des amis de notre sage. S'engagea alors le dialogue suivant :

"Avant que tu ne me racontes tout cela, j'aimerais te faire passer un test très rapide. Ce que tu as à me dire, l'as-tu fais passer par le test des trois passoires?"

"Les trois passoires?"


"Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. : as-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est vrai?"

"Non, pas vraiment. Je n'ai pas vu la chose moi-même, je l'ai seulement entendu dire..."


"Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté : ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien?"

"Ah non ! Au contraire ! J'ai entendu dire que ton ami avait très mal agi."


"Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui, et tu n'es même pas sûr si elles sont vraies. Ce n'est pas très prometteur! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité : est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?"

"Utile ? Non pas réellement, je ne crois pas que ce soit utile..."


"Alors, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire? Je ne veux rien savoir et, de ton côté, tu ferais mieux d'oublier tout cela!"

Conclusion ? Avant de parler, posez-vous toujours ces questions :

  • Est-ce que je vais dire, je l'ai moi-même vérifié? Donnez un avis est une chose, répandre des ragots en est une autre. Et s'adonner à ce malheureux penchant ne va contribuer ni à l'estime de vous-même ni à celle d'autrui à votre égard.

  • Est-ce que ce que je vais dire est bienveillant? Dites-vous bien que les personnes médisantes, d'autant plus si elles s’appuient sur du vent pour valider leurs propos, n'inspirent ni confiance ni sympathie. A vous de voir si vous voulez finir seul avec votre amertume comme unique compagne...

  • Est-ce que ce que je vais dire est utile et constructif? Sachez que les personnes superficielles et futiles, on s'en lasse très vite. Bref, si ce que vous vous apprêtez à formuler ne présente aucun intérêt pour votre évolution ou celle d'autrui, et si ce qui pousse la diarrhée verbale sur le point de sortir de votre bouche est votre vanité, votre prétention, votre jalousie et autres joyeusetés que fait naître le manque de confiance en soi... abstenez-vous, pour votre plus grand bien!

Non, se prendre en main, ce n'est pas facile, mais je vous y aiderai. Osez pousser la porte de votre conscience...

Texte sous copyright - tous droits réservés - 2017 - Liyane Bliksem

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